J’ai assisté récemment à une
conférence sur la sécurité alimentaire,
dont le contenu m’a laissé un peu sur
ma faim. Ça commence bien !!
Selon la FAO, la sécurité alimentaire
se définit comme suit : « les
aliments doivent être accessibles et
disponibles à tous et à tout moment,
en quantité suffisante mais aussi en
qualité, variété et appropriés sur le
plan nutritionnel ».
Il faut effectivement différencier
la disponibilité qui s’exprime en
termes de quantité et l’accessibilité
en termes de pouvoir d’achat. Sur le
plan de la disponibilité, la sécurité
alimentaire n’est pas en cause
au Maroc, annonçait d’entrée le
professeur Adidi, directeur de l’Institut
d’Aménagement et d’Urbanisme
à Casablanca. Elle le serait
davantage en termes de qualité. Les
marocains mangent mal soulignait
effectivement à une époque le
journal
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Tel Quel : beaucoup de sucre,
de vache qui rit, de limonade, chips,
etc,… et l’on devrait peut être
pouvoir ajouter, que ce n’est pas
seulement une question
de pouvoir d’achat. Qui a
parlé d’éducation ?
En revanche, au plan
de l’accessibilité, il
faut vraiment parler
de pouvoir d’achat.
Certains dépensent en
effet 15-20% par mois
de leur revenu pour leur
alimentation, tandis que
d’autres y consacrent
jusqu’à 80%. Cherchez
l’erreur !
Alors comme l’a souligné le
professeur Najib Akesbi, si les
politiques d’ajustement structurel des
années 80 et la sécurité alimentaire
version Banque Mondiale, nous ont
contraint à développer

Gérard Couvreur
Directeur de publication
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l’export,
nous n’étions là encore peut être
pas obligé de négliger totalement
ce que nous consommions, pour
parvenir in fine à produire ce que l’on
ne consomme pas et consommer
ce que l’on ne produit pas. Pour ne
citer qu’un exemple avec les haricots
verts dont on exporte 120.000 t alors
que l’on en consomme pas ou si peu.
Et j’ai encore en mémoire lors du
premier SIAM, l’étonnement d’une
famille de paysans qui s’était extasiée
devant des tomates cerises !
Alors toujours en rapport de cette
sécurité alimentaire, l’ONU et la
FAO ont recommandé l’agriculture
urbaine que le Japon a d’ailleurs prise
très au sérieux en utilisant les toits
des immeubles et de façon efficace.
Cela fait peut être sourire
actuellement au Maroc, mais
combien de milliers d’hectares sont
disponibles sur les toits plats de nos
habitations que l’on pourrait utiliser
comme jardin de
proximité, pour une
production familiale ?
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